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Le mot du Président de l'ICES, Éric de Labarre

ICES - Université - Facade Boulevard des Belges
Éric de Labarre président de l'ICES

« ... L’espérance une vertu qui sauve et rend heureux. »

« Le regard critique est pour l’universitaire une exigence professionnelle et le doute un apriori fructueux. Mais il n’est pas rare que cette exigence méthodologique conduise les esprits forts à proclamer que rien n’est sûr, à considérer toute vérité comme dérisoire, à ne jamais voir que l’envers du décor, à soupçonner l’autre en toutes circonstances des plus noirs desseins, à instiller dans les esprits que rien ne vaut la peine.
Chacun mesure aisément, dans les circonstances actuelles et à travers le spectacle que nous offrent la société politique et les médias, l’enfer de la méfiance généralisée dans lequel nous sommes plongés, lorsque le doute conduit à un scepticisme systématique, à un cynisme destructeur et in fine à un relativisme qui confine ou conduit au désespoir.

Cette méfiance est mortelle.

Dans ce contexte, les chrétiens, et les catholiques en particulier, devraient- ils être ou jouer aux naïfs et croire ou laisser croire que le monde que nous fréquentons serait celui des « bisounours » ?

Certes non. La lucidité peut justifier un jugement sévère. Il ne faut pas « prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages », mais ils ne sauraient désespérer de l’homme et du monde et de leur capacité à se réformer et à choisir la lumière plutôt que l’ombre, le beau plutôt que le laid, le bien plutôt que le mal. Le doute est un devoir de la raison, le scepticisme une perversion du jugement, le cynisme un crime contre l’esprit, l’espérance une vertu qui sauve et rend heureux. »

Éric de Labarre,
Président de l'ICES