Colloque international "De Tannenberg à Verdun, la guerre totale"

Colloque Lorsque la crise de juillet 1914 aboutit au déclenchement d'une guerre, chacun des belligérants est persuadé qu'il s'agira d'un conflit court, quelle qu'en soit l'issue. Les survivants seront rentrés dans leur foyer pour la Noël. Force leur est pourtant d'admettre leur erreur d'analyse. La guerre s'enterre. Les tentatives de percée (bataille de la Somme - offensives de l'Isonzo - offensive sur Verdun) destinées à porter un coup fatal à l'ennemi se soldent par des échecs. Les avancées des puissances centrales sur le front est manquent d'être remises en question par l'offensive Broussilov en juin et juillet 1916. L'attaque des puissances centrales contre la Serbie en novembre 1915 parvient certes à la mettre à genoux, mais sans que les grands équilibres en soient bouleversés.

En quelques mois, la guerre est en passe de devenir totale. Elle l'est par l'entrée de nouveaux belligérants dans le conflit qui s'élargit ainsi à de nouveaux fronts. Dès octobre 1914, l'Empire ottoman se joint aux Puissances centrales ; en mai 1915, l'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie ; en octobre 1915, la Bulgarie rallie les Puissances centrales et participe à la campagne contre la Serbie ; en août 1916, après deux années d'hésitation, la Roumanie attaque l'Autriche- Hongrie ; la Grèce est à son tour entraînée dans le conflit. La guerre n'est plus seulement européenne. Elle devient mondiale. De nouveaux fronts s'ouvrent en Asie mineure, en Afrique, en Extrême Orient. Les puissances coloniales trouvent en outre dans leur empire des réserves pour lever des troupes qui combattront dans les tranchées.

Ce passage à la guerre totale prend un autre visage. Puisque le conflit ne devait pas durer plus de quelques mois, aucun des belligérants ne s'était préparé à une guerre longue. Cette nouvelle donne place les États devant une double obligation. Sous peine d'aller rapidement au-devant d'une catastrophe, il leur faut mettre au plus tôt l'économie au service de l'effort de guerre, ce qui ne manquera pas de poser à bref délai le rôle de l'État dans l'économie. il faut ensuite mobiliser les peuples en faveur de l'effort de guerre, c'est-à- dire soutenir le moral de l'arrière. Pour cela il faut inventer les rouages et les ressorts de la propagande, découvrir ou redécouvrir la pratique de la censure, ce qui risque de poser le problème de la compatibilité de ces mesures avec l'État de Droit.


Autant de questions auxquelles le colloque « De Tannenberg à Verdun : la guerre totale » s'efforcera de répondre.

Ce colloque international se déroule sur deux journées complètes : Jeudi 17 et Vendredi 18 novembre

M. Jean-Pierre ARRIGNON, agrégé d'histoire et professeur à l'Université de Poitiers

M. Dominique BARJOT, professeur à l'Université Paris IV Sorbonne

M. Pierre-Emmanuel BARRAL, chartiste, agrégé et docteur en histoire, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. l' Ambassadeur Dusan BATAKOVIC, ancien ambassadeur de la Serbie à paris, Directeur de l'Institut d'Études Balkaniques de Belgrade

M. Jean-Paul BLED, professeur émérite à l'Université Paris IV Sorbonne

Mme Fabienne BOCK, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris-Est

Mme Bérengère BRIL, ancienne étudiante de Master II, ICES

M. Stéphane COURTOIS, directeur de recherche honoraire, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. Jean-Pierre DESCHODT, HDR, directeur du département Histoire de l'ICES, membre du Conseil scientifique, CRICES, CRIAM

Mme Marie-claude ESPOSITO, professeur émérite à l'Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3, membre du Conseil scientifique, CRICES

Mme Georgiana ESTIENNE-MEDREA, maître de conférences Paris IV Sorbonne

Mme Anne GESLIN, UMR 8138, SIRICE, Paris I

M. Olivier HANNE, agrégé d'histoire, ESM, chargé de cours à l'ICES, CRICES

Mme Alma HANNIG, docteur de l'Université de Bonn

M. Lothar HÖBELT, professeur à l'Université de Vienne

M. Gérard HOCMARD, professeur honoraire de première supérieure

M. Jean-Marc JOUBERT, maître de conférences, directeur du département Lettres de l'ICES, CRICES

M. Alain LANAVÈRE, professeur émérite à la Sorbonne, CRICES

M. Frédéric LE MOAL, professeur au Lycée militaire de Saint-Cyr

M. Jean-Hugues LONG, ancien étudiant de Master II, ICES

M. André LOUCHET, professeur honoraire à l' Université Paris IV Sorbonne, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. Renaud MELTZ, maître de conférences à l' Université de la Polynésie Française

M. Edi MILOS, maître de conférences à l'Université de Split - Croatie

M. Fabrice MONNIER, historien

Mme Charlotte NICOLLET, docteur à l'Université de Paris IV Sorbonne

M. Vojislav PAVLOVIC, chercheur à l'Institut d'Études Balkaniques de Belgrade

M. Nicolas PITSOS, docteur en Histoire, INALCO, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. christophe RéVEILLARD, Centre Roland Mousnier, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. Tom RIcHARD, bibliothécaire d'état, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. Thomas SIRET, docteur, chargé de cours à l'ICES, CRICES

M. Georges-Henri SOUTOU, membre de l'institut

M. Xavier VICAT, docteur en histoire

Mme Laurence VAN YPERSELE, professeur d'histoire contemporaine à Louvain

M. Stephan WEDRAC, chercheur auprès de l'Académie autrichienne des sciences

 

Institut Catholique d'Études Supérieures

17, boulevard des Belges
85000 La Roche-sur-Yon
tel. : 02 51 46 12 13

Entrée libre

Information Inscription en ligne