Le secret de la confession relève-t-il uniquement de la liberté religieuse ou constitue-t-il une obligation absolue pour le prêtre ? Comment s'articule-t-il avec les exigences de la justice pénale française, notamment en matière de signalement des crimes et de protection des mineurs ?
Ces questions, au croisement du droit canonique, du droit pénal et de l'éthique, seront au cœur de la conférence organisée par l'Ordre des Juristes de l'ICES, le lundi 16 novembre 2026.
Pour éclairer ce sujet, le père Olivier Monniot reviendra sur la construction historique du droit canonique et ses relations avec le droit français, avant d'aborder plus particulièrement la question de l'inviolabilité du secret de la confession et les tensions qu'elle peut soulever face à la loi pénale.
Un éclairage juridique et canonique
Docteur en droit, le père olivier Monniot est prêtre auxiliaire à la paroisse Saint-Louis de la Roche-sur-Yon et intervenant en droit canonique à l'ICES. Il est également vice-official du tribunal ecclésiastique interdiocésain de Rennes et maître de conférences à la faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris.
Son intervention permettra d'aborder les fondements juridiques et historiques du secret sacramentel, mais aussi ses implications concrètes.
La conférence sera suivie d'un échange avec les membres de l'Ordre des Juristes, puis d'un temps de questions ouvert au public. Les discussions permettront notamment d'interroger les différences entre secret de la confession et secret professionnel, les obligations du confesseur face à la révélation d'un crime grave et les possibilités de conciliation entre droit de l'Église et ordre public.
Une rencontre pour mieux comprendre les rapports entre droit, justice et liberté religieuse.