Thomas CUNY a intégré l’ICES en 2018 au sein de la promotion Julien Leclercq. Il a construit un parcours tourné vers les relations internationales et les enjeux éducatifs, de l’UNESCO à l’Ambassade de France à Madagascar. Il revient sur son expérience et ses années à l’ICES.
Quel est ton parcours universitaire ? Professionnel ?
Après une année de césure pour perfectionner mon Anglais en Irlande, j’ai intégré l’ICES en double licence Science Politique – LLCE Anglais de 2018 à 2021.
Orientant rapidement mon parcours vers les enjeux de développement à l’international, j’ai ensuite rejoint le Master « Relations Internationales : Risques et Développement dans les Suds » de Sciences Po Bordeaux. J’opte pour le parcours « Gestion des risques » et fais mon stage de fin d’étude au siège de l’UNESCO au sein de la section pour l’éducation en situation d’urgence.
Ce stage débouche sur un premier contrat à l’UNESCO, où je participe à la coordination de la réponse éducative destinée aux Afghans, et notamment aux jeunes filles privées d’accès à l’école depuis le retour des Talibans au pouvoir en 2021. J’ai également contribué aux initiatives internationales en faveur de l’éducation en situation d’urgence, notamment dans le cadre du suivi du Sommet des Nations Unies sur la transformation de l’éducation de 2022 et des réunions ministérielles qui ont suivi.
Après une courte expérience chez RenaSup, j’ai fait le choix de partir sur le terrain et j’occupe aujourd’hui le poste de chargé de mission pédagogique à l’Ambassade de France à Madagascar. J’y coordonne le premier réseau mondial des Alliances françaises, tout en développant plusieurs projets dans le domaine de l’éducation à Madagascar.
Quel est ton meilleur souvenir à l'ICES ?
J’ai particulièrement apprécié mon expérience au sein du pôle conférences de Politeia, ainsi que le lancement de l’option MUN en 2020. Entre cafés-débats et conférences, cette expérience a été très professionnalisante et m’a beaucoup servi par la suite.
La proximité avec les professeurs est également un vrai atout de l’ICES, alors profitez-en ! Vous n’aurez pas forcément l’occasion, en master, d’avoir des enseignants aussi accessibles et investis.
Quel conseil donnerais-tu aux étudiants ?
En complément des études, qui restent indispensables, je conseille de multiplier les expériences professionnelles le plus tôt possible : stages, bénévolat, engagements associatifs étudiants ou non. Ce sont souvent elles qui permettent d’affiner son projet et de faire les bons choix pour la suite.
Soyez tenaces, ambitieux et allez au bout de vos projets. Il existe toujours plusieurs chemins pour atteindre ses objectifs, et le monde du développement n’y fait pas exception. Malgré une forte concurrence parfois décourageante, ce secteur reste vaste et riche en opportunités. Et au-delà des préjugés que l’on peut entendre, il est toujours possible de trouver un organisme en accord avec ses valeurs.